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Le judaïsme serait sans doute, comme des centaines
d'autres religions, tombé dans l'oubli sans quelques
particularités (Cf. ci-dessous) qui ont contribué à
assurer sa pérennité au cours des siècles.
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Une des
premières religions
monothéistes,
si l'on excepte celle introduite sans succès par le
pharaon égyptien Akhenaton (Aton)
Créé à l'image des hommes, Yahvé se montre
vindicatif, mesquin, jaloux, orgueilleux... Il n'est
qu'un petit dieu local élevé au rang de dieu unique.
Pour ceux qui y croient encore, on pourrait rajouter
que, vite dépassé par les évènements, Yahvé a
lâchement abandonné son poste et le peuple qu'il
avait "élu", en le condamnant à l'errance et à de
multiples persécutions.
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Absence
de prosélytisme
C'est sans doute, avec l'humour juif, la principale
qualité du judaïsme. Il faut dire qu'avec un dieu
comme Yahvé, ses adeptes manquent d'arguments de
vente.
Seul un très fort repli communautaire, facteur de
cohésion et de survie dans un environnement souvent
hostile, a permis au peuple juif de ne pas
disparaître ou se dissoudre.
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Source du
christianisme et peuple déicide
La Bible du judaïsme constituent l'Ancien Testament
du christianisme. Jésus et ses apôtres étaient
juifs. Pour avoir fait condamner à mort Jésus, un
agitateur qui se prenait pour le Messie, les juifs
ont longtemps été considérés par les chrétiens comme
un peuple déicide*, pour leur malheur. A deux mille
ans près (Qu'est-ce que deux mille ans à l'échelle
d'un Dieu ?), Jésus aurait été un bon vendeur de
voitures d'occasion, un télévangéliste parmi des
centaines d'autres ou interné dans un hôpital
psychiatrique.
* Le mot "déicide" est à lui seul une
antinomie.
Un dieu que l'on peut tuer n'est pas un dieu, ou
alors il s'agit d'une mise en scène.
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La
Diaspora ou dispersion des
juifs au cours des siècles.
La première eut lieu au VIe avant J.C. à la suite de
la captivité à Babylone et la seconde après la prise
de Jérusalem au Ier siècle par les romains. Des
communautés se sont constitués dans les pays où les
juifs ont pu s'installer.
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La Terre Promise
ou comment on a fini par confondre un conte (la
Bible) avec un acte notarié.
Cette véritable bombe à retardement, mise par Yahvé
entre les mains d'Abraham, est aussi la conséquence
de la Diaspora. Transmise de génération en
génération et allumée par le mouvement
sioniste,
elle a fini par exploser en 1948 avec l'autorisation
de créer l'Etat d'Israël... sans que l'on demande
leur avis à ceux qui habitaient sur ces terres
depuis des siècles.
Le monde doit maintenant faire avec et en assumer
les conséquences.
En attendant, on peut toujours rêver d'une
Isralestine ou d'un Palestraël fondé sur un
humanisme laïque et non sur des convictions
religieuses ou des origines ethniques.

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Aton : dans l'Egypte
ancienne, Aton était le disque solaire, vénéré comme
le dieu de la lumière dispensateur de tous les biens
: Amon-Ré. Certains prêtres, vers 1450 avant JC,
donnèrent au disque solaire une essence divine et
firent d'Aton un dieu représenté par un globe
diffusant des rayons terminés par des mains.
Au cours de son règne (1375-1358), le pharaon
Aménophis IV, époux de la reine Néfertiti, fit de ce
dieu, le Dieu unique de l'Egypte. Il prit le nom d'Akhénaton
et créa à la gloire d'Aton une nouvelle capitale
Tell-el-Amarna. Cette première forme du monothéisme
de l'Antiquité fut difficilement admise par le
clergé et n'était pas soutenue par le peuple. Cette
"hérésie" ne survécut pas au règne d'Akhénaton et
toutes les traces en furent systématiquement
détruites.
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Sionisme : (de
l'hébreu sion, l'une des collines de Jérusalem)
mouvement né à la fin du XIXe et au début du XXe
siècle, visant à la création d'un Etat juif
indépendant en Palestine. Il s'est développé sous la
pression de l'antisémitisme et des pogroms d'Europe
centrale, mais aussi à cause du choc provoqué par
l'affaire Dreyfus.
Plus politique que religieux, le sionisme trouve
cependant son inspiration dans le sentiment mystique
de l'avènement messianique (voir Messie) et du
retour du peuple juif sur la Terre Promise. Le
sionisme, dont Theodor Herzl fut le principal
organisateur (premier congrès à Bâle en 1897),
rencontra des oppositions au sein même de la
Diaspora juive, mais devint l'espoir pour les
communautés persécutées d'Europe orientale. La
déclaration Balfour, en 1917, permit la création
d'un Foyer juif en Palestine. Il fut à l'origine de
la création de l'État d'Israël en 1948.

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