La Closerie des Lilas

 

 

 

Closerie des Lilas,. Ambiance hors d'âge, comme on le dirait d'un vieil alcool, de cette grande brasserie parisienne, entre cuir rouge, cuivre et acajou. Dans un coin discret, Philippe Sollers termine son déjeuner. Un peu plus loin, Etienne Roda-Gil et Hugues Aufray conversent. Près de l'entrée, les yeux bleus noyés dans son café, le Perfecto rivé sur ses épaules de titi parisien de 50 balais, Renaud est là, exactement comme sur la pochette de son nouveau disque. A la Closerie des Lilas, Renaud fait un peu partie des meubles. « Ici, c'est son bureau, sa salle à manger, sa cuisine

La Closerie des Lilas, le refuge tout d'abord de Brassens. Il y a Vian et Prévert. Et puis Audiard, Verlaine, Rimbaud, Pagnol, Frédéric Dard, Alphonse Boudard, Coluche... Plus personne de vivant... des femmes comme Barbara, Marguerite Duras, Louise Michel. Et puis Goscinny, ce génie de la BD, Jean-Roger Caussimon, Mouloudji. Autant de gens que réunissaient l'amour des mots, l'art de les agencer de manière flamboyante et populaire. Une certaine tendance aussi à aimer boire, à aimer la vie... »