le fauteuil est vide..

le piano s'est tu...............

 

Le pire des tourments, plus terrible que l'absence. Dans ce monde cruel, c'est ne plus exister aux yeux de celui qu'on aime, obsédée par mes pensées, ignorée sans l'avoir mérité. On ne peut passer outre, c'est un fait. Et pourtant vous essayez sans arrêt, de vous faire une raison, vous pensez à lui, jusqu'à rêver de lui, et rien qu'à lui. Vous vous surprenez à écouter le doux son de sa voix, à chercher son regard, à ne voir plus que lui. Et si soudain vous le perdez, de vue juste quelque instant vous vous affolez, inquiète et contrariée par celui qui, non content de fuir semble trouver plaisir à vous ignorer, folle d'espérer de sa part un regard et de vouloir sentir ses mains glacées posées sur vous.
Lorsque seule vous observez dehors, tomber le soir, vous vous sentez triste, seule, perdue, voilà ce que je suis rien. Depuis ce jour fatal. Ou sa raison de vivre, l'a posé là, en sommeil. Que le monde est injuste. Pourquoi ?

Depuis liquide salé et amer, de froides gouttes d'eau cuisantes coulent sur vos joues pour noyer le bonheur, faisant rougir vos yeux, et puis parfois elles sont comme des petits rayons de soleil dans ce ciel si noir, il leur arrivent d'être radieuses, elles illuminent le plus triste visage, ces larmes qui ne cessent de couler. Votre coeur est inondé de tristesse, c'est comme un arbre abattu qui en tombant met ses racines à nu, la joie qu'il procurait en agitant ses branches qui abritaient  le chant des oiseaux.

Tout s'est tu. Quelle a été votre faute? A qui devez-vous cette peine ? Qu'avez-vous fait pour mériter, pour subir ainsi son indifférence ? Vous dont le seul désir était de l'aimer, de lui donner tout cet amour. Vous vous remémorez, sans vous lasser, jamais, la liste, toujours plus longue, de ces moments si forts, de son charme, de son sourire, de sa voix et son regard, cette aura de mystère qui jamais ne vous quitte.

Et soudain quand vous y pensez le silence et l'absence, la violence et l'oubli, l'oubli du silence dans la violence de l'absence.

Karen...

K