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| CHARLES
AZNAVOUR

Mon avis .... Encore un
immigré...j'aime l'homme pour sa générosité, et surtout le
chanteur, son parcours aussi riche.. autour de Piaf etc.... et bien
d'autres, une génération qui est la mienne
Chanteur et acteur français
Né à Paris le 22 mai 1924
Du fils d'immigrés arméniens qu'il est toujours, qui a fait
ses preuves dans la rue et gravi une à une les marches du
succès, à l'artiste international qu'il est devenu, Charles
Aznavour se dévoile avec simplicité et tendresse.
LA BIOGRAPHIE DE CHARLES AZNAVOUR
Né par hasard en France, Charles Aznavourian
est fils d'immigrés arméniens. Dans le restaurant familial, son
père Micha chante pour les clients. Aidé de sa mère, comédienne,
Charles entre à l'Ecole du spectacle en 1933. En 1939, après
quelques rôles au cinéma et au théâtre, Charles doit travailler
pour nourrir sa famille. En 1941, il rencontre Pierre Roche,
compositeur avec qui le succès arrive. Les deux hommes écument
les plus grands cabarets parisiens. En 1946, le duo rencontre
Trenet et Piaf. Cette dernière leur permettra de gagner les
Etats-Unis. Après de grands succès aux Etats-Unis et au Canada,
Aznavour rentre en France en 1952. Il essuie quelques échecs en
tant que chanteur, mais ses compositions font mouche. En 1954,
Aznavour rencontre le succès en tant que chanteur au Maghreb.
Dès lors adopté par le public, les tournées triomphales
s'enchaînent (l'Olympia, Broadway, l'URSS, l'Europe, le Moyen et
le Proche-Orient, l'Afrique). Charles Aznavour devient un
monstre de la chanson française. Parallèlement, il entame une
carrière d'acteur, tout aussi brillante. L'homme aux mille
chansons reçoit de nombreuses récompenses, tant pour ses
chansons que pour ses films. Après plus de cinquante ans de
scène, Charles Aznavour est mondialement aimé, et est toujours
en haut de l'affiche.
SES ANECDOTES
Aznavour décoré
Le 8 octobre 2001, Charles Aznavour a reçu les insignes de
Commandeur de l'Ordre National du mérite, des mains du Président
Jacques Chirac.
Aznavour pour l'Arménie
Après le tremblement de terre d'Erevan en Arménie, Charles
Aznavour se mobilise pour aider ses frères arméniens. Il crée sa
fondation, et est nommé ambassadeur pour l'Arménie par l'UNESCO.
Star aux Etats-Unis
Charles Aznavour a eu l'honneur de faire la une du magazine
américain 'Bilboard' : une consécration pour un Français.
L'écrivain
Au début des années 70, il rédige ses mémoires, 'Aznavour par
Aznavour', et s'installe aux États-Unis. Il publie, en 1991, son
deuxième ouvrage 'Des mots à l'affiche', dans lequel il
recueille nombre de ses textes.
LES 8 CITATIONS DE
Charles Aznavour
Nul n'a le droit, en vérité, de me blâmer, de me juger
C'est bien la nature qui est seule responsable
Si je suis un homo, comme ils disent.
Paroles de la chanson Comme ils disent
Il faut se débarrasser des casse-tête. On ne vit qu'une fois.
Même lorsque l'on croit
Que l'on n'attend plus rien
Nous attendons toujours
Quelque chose ou quelqu'un.
Paroles de la chanson Quelque chose ou
quelqu'un
Il faut savoir, coûte que coûte,
Garder toute sa dignité
Et, malgré ce qu'il nous en coûte,
S'en aller sans se retourner
Paroles de la chanson Il faut savoir
La plus belle pierre tombale ne couvre qu'un cadavre.
Extrait de Il te suffisait que je
t’aime
On ne m'a jamais rien donné, même pas mon âge.
Il faut boire jusqu'à l'ivresse sa jeunesse
Car tous les instants de nos vingt ans nous sont comptés
Et jamais plus le temps perdu ne nous fait face.
Paroles de la chanson Sa jeunesse
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Mon avis.... Ce n'est pas trop la
chanteuse que j'aime, mais plutôt la femme son parcours
d'immigrée.. cette petite bulgare sortie d'un carton à chapeau...
Sylvie Vartan est née le 15 août 1944 à Iskretz, un petit
village des Balkans, en Bulgarie
"Quand je repense à mes premiers pas, en Bulgarie, il me
semble que jamais enfant ne fut plus heureux de découvrir le
monde. Et pourtant, jamais le monde n’avait été plongé dans un
tel malheur....."
Sylvie Vartan est née le 15 août 1944 à Iskretz en Bulgarie. Sa
mère Illona a déjà donné naissance à un petit garçon sept ans
auparavant appelé Eddy. Le père, Georges est attaché à
l'ambassade de France à Sofia. Leurs conditions de vie ne sont
pas très bonnes et en 52, les Vartan décident d'émigrer en
France.
C'est chose faite à Noël. Georges Vartan trouve un travail de
manutentionnaire et la famille loge dans un hôtel dans lequel
ils vont résider plusieurs années, entassés dans la même
chambre. Pour les enfants, la situation semble plus difficile
car ils ne parlent pas le français. Pourtant à force de travail,
la jeune Sylvie réussit son passage d'entrée en sixième, au
lycée Victor Hugo.
En 1960, les Vartan s'installent dans un véritable appartement.
Sylvie entre au lycée de jeunes filles Hélène Boucher. C'est
l'époque pendant laquelle elle commence à s'intéresser au rock
avec Bill Haley et Elvis Presley et même au jazz, musique
qu'affectionne son frère puisque entre-temps, ce dernier est
devenu trompettiste.
Pour la petite histoire
Contre l'avis de ses parents, Eddy abandonne ses études et
accepte un poste de directeur artistique chez RCA. En 1961,
alors qu'un jeune chanteur dont il s'occupe, Frankie Jordan
prépare un duo, adaptation française de "Out of gas", sa
partenaire pressentie au départ se défausse à la dernière
minute. Eddy Vartan pense alors à sa soeur et la recrute pour
lui donner la réplique sur "Panne d'essence". Ce qui ne devait
être que la face B d'un 45 tours devient un véritable tube.
Sylvie renonce à passer le Baccalauréat et part en tournée en
juillet. Elle signe un contrat avec la maison de disques RCA,
pour une carrière solo. La machine est en route. Fin 61, sort un
premier disque "Quand le film est triste". Prise par un trac
terrible, elle fait quand même ses premiers pas sur la scène de
l'Olympia à Paris le 12 décembre.
Un deuxième titre "Est-ce que tu le sais ?" sort début 62. La
jeune fille frêle et peu sûre d'elle, refait l'Olympia en lever
de rideau du rocker Vince Taylor. Elle y fait la connaissance de
Johnny Hallyday venu applaudir le rocker. Elle ne succombe pas
tout de suite aux charmes du jeune homme mais cette rencontre
est le point de départ d'une grande histoire. De toute façon,
elle part en tournée avec Richard Anthony, toujours sous la
coupe protectrice de son frère Eddy. A l'automne, elle sort "le
Locomotion" puis "Tous mes copains", titre écrit par un jeune
auteur-compositeur, Jean-Jacques Debout et qui devient vite un
tube.
La popularité de Sylvie est grandissante. En 63, lors du premier
référendum de l'émission de radio sur Europe, Salut les Copains,
elle est classée n°1 parmi les chanteuses françaises. Son idylle
avec Johnny Hallyday qui l'a emmenée en tournée au début de
l'année, y est sans doute pour quelque chose. Le jeune public
vient d'ailleurs les applaudir en juin lors d'un
concert-anniversaire de Salut les Copains, place de la Nation à
Paris. Ce rassemblement obtient un tel succès que cela vire
rapidement à l'émeute. A cette époque, Johnny est en train de
tourner un film en Camargue "D'ou viens-tu Johnny ?" auquel
Sylvie apporte une petite contribution. En août, les deux jeunes
gens se fiancent officiellement à Montreux.
La plus belle pour aller danser
Le couple s'envole pour les Etats-Unis à la fin de l'année et
Sylvie en profite pour enregistrer plusieurs titres dont "Si je
chante" et surtout le très grand tube "la Plus belle pour aller
danser", à Nashville avec les choristes d'Elvis Presley. De
retour en France, elle se produit en janvier 64, à l'Olympia
avec Trini Lopez ("If I had a hammer") et surtout les Beatles,
dont la carrière débute alors. Les jeunes filles la copient de
plus en plus. Elle devient leur modèle, même si les parents lui
trouvent des airs de godiche. En effet, les yé-yés sont très
loin des chanteurs à textes de la rive gauche ! De plus, ils
sont souvent très jeunes. Le fossé des générations aurait
tendance à s'agrandir.
Fin 64, Johnny part au service militaire et Sylvie embauche
Carlos, le fils de la psychanalyste Françoise Dolto comme
secrétaire particulier. Après quelques figurations au cinéma
(dont une à l'âge de six ans dans un film bulgare "Sous le
joug"), Sylvie aspire à jouer des rôles plus conséquents. C'est
le cas avec "Patate", adaptation à l'écran d'une pièce de Marcel
Achard. Le film n'est pas le succès escompté, pourtant ses
partenaires comme les critiques s'accordent sur le fait que la
jeune femme a un certain talent. Mais son métier de chanteuse
reprend le dessus et elle poursuit ses tournées.
Elle part ensuite enregistrer à New York un album en anglais "A
gift wrapped from Paris" qui sort en Argentine, en Allemagne, au
Japon et évidemment aux Etats-Unis. Inconnue dans ce pays, elle
va pourtant participer à plusieurs shows télévisés, dont celui,
très célèbre d'Ed Sullivan.
Robe blanche et bousculade
Après un tour du monde professionnel, la voilà une nouvelle fois
sous les projecteurs en 65 lors de son mariage avec Johnny le 12
avril. C'est l'événement médiatique de l'année, quelques 180
photographes et plusieurs centaines de fans se pressent à la
sortie de l'église de Loconville. A la fin de l'année, le couple
est invité par la reine d'Angleterre lors de la "Royal Command
Performance". Le 14 août 66, Sylvie Vartan donne naissance à un
petit garçon nommé David. Elle attend le mois d'octobre pour
reprendre ses activités et lui dédie son nouveau titre "Ballade
pour un sourire". Elle effectue ensuite une tournée en Turquie
et chante son dernier succès "Par amour par pitié".
Comme beaucoup de chanteurs à cette époque, Sylvie Vartan tente
de pénétrer les marchés européens. Sa blondeur légendaire est un
atout évident pour séduire le public méditerranéen : en janvier
67, elle est classée chanteuse n°1 en Espagne et se place très
bien dans les hits italiens avec notamment "Due minuti di
felicita" adaptation de son nouveau tube français "2 minutes 35
de bonheur" qu'elle chante en duo avec Carlos. Mais c'est avec
Johnny qu'elle va faire l'Olympia à Paris, où d'ailleurs ils
rencontrent un succès triomphal, même si leur public respectif
est un peu différent.
Après une tournée délirante en Amérique latine pendant laquelle
elle se produit parfois devant 20.000 personnes, Sylvie revient
à l'Olympia le 8 avril 68 pour un Musicorama (concert retransmis
par la station de radio Europe1) exceptionnel. On peut y voir
une certaine évolution : changements de costume et chorégraphies
viennent étoffer un concert qui annonce ses shows à l'américaine
qu'elle mettra en place quelques années plus tard.
Les malheurs de la vie
Le 11 avril, elle est victime d'un grave accident de voiture qui
coûte la vie à sa passagère, une de ses amies. Sylvie Vartan en
sort très déprimée. Entourée par sa famille, elle remonte la
pente et remonte sur scène. C'est à l'Olympia qu'elle fait son
retour. On peut l'applaudir sur les airs de "Comme un garçon",
"l'Oiseau" ou "Jolie poupée". Elle chante aussi une chanson
nostalgique et évocatrice de sa Bulgarie natale, "la Maritza".
La jeune femme se construit au fur et à mesure un répertoire
plus personnel, abandonnant depuis un certain temps déjà la
panoplie yé-yé.
Elle part au printemps 69 avec Carlos, en tournée en Afrique
suivie de 80 dates en France. En février 70, elle est victime
une nouvelle fois d'un accident de voiture alors qu'elle se
trouve avec Johnny. Si celui-ci en sort indemne, ce n'est pas le
cas de Sylvie. Elle est gravement blessée. Il faudra de
nombreuses interventions chirurgicales pour qu'elle retrouve son
visage. Elle passe sa convalescence à New York. Elle y fait la
connaissance de Jojo Smith, le professeur de danse de Barbra
Streisand, qui sera bientôt à l'origine de ses futurs shows à
l'américaine.
Elle effectue son retour sur scène à l'Olympia en fin d'année et
part en tournée au Japon en mai 71. Le public réserve un
excellent accueil à celle qui a pris la peine d'enregistrer
trois titres dans la langue de leur pays. L'été est consacré à
un voyage à travers les Etats-Unis avec son mari. Le réalisateur
François Reischenbach les suit et en fait un film "Mon amie
Sylvie". Elle renoue plus sérieusement avec le cinéma avec le
tournage de "Malpertuis" de Harry Kummel avec Orson Welles.
L'Olympia semble être la salle parisienne qu'elle affectionne le
plus car elle y prépare son retour sur scène. Le véritable show
à l'américaine, chorégraphies, paillettes, et choristes qu'elle
a préparé activement pendant l'été 72 à Los Angeles est présenté
en septembre durant trois semaines (à guichets fermés) devant un
public enthousiaste. Elle interprète des chansons plus rock que
d'habitude mais également une reprise de "Ne me quitte pas" de
Jacques Brel et un hommage à son père disparu deux ans plus tôt,
"Mon père".
Aucun problème
Pour la première fois, Sylvie enregistre un duo avec Johnny en
73. "J'ai un problème" devient rapidement Disque d'or et fait
l'objet de versions en différentes langues. Sur la tournée
d'été, elle chante aussi avec lui, mettant fin aux rumeurs de
séparation qui commence à s'amplifier. Elle retourne ensuite au
Japon et enregistre même un double disque en public
commercialisé au Pays du Soleil levant.
A la fin de l'année, elle participe à un show télé pour lequel
on a écrit un vrai scénario de comédie musicale : "Je chante
pour Swanee". Il est diffusé dans 33 pays et sa maison de
disques RCA décide d'en faire un disque. De mars à mai 75, elle
se produit à la télévision italienne à l'occasion de huit shows
"Punto e basta". Suit alors la tournée d'été avec Jean-Jacques
Debout et un concert exceptionnel à Narbonne avec Johnny devant
40.000 personnes.
En matière de spectacle, Sylvie voit les choses en grand. En
octobre 75, contre l'avis de son entourage un peu inquiet, elle
décide de se produire au Palais des Congrès à Paris, salle bien
plus grande que l'incontournable Olympia. Elle engage un
chorégraphe américain, Walter Painter qui met en scène une armée
de danseurs et danseuses. Paillettes et strass viennent habiller
la chanteuse la plus vamp du moment. Le spectacle est un
triomphe ainsi que la tournée qui suit. La presse et le public
sont unanimes. Ils plébiscitent une femme belle, entreprenante
et perfectionniste, professionnelle en somme.
Après ce marathon, elle part se reposer aux Etats-Unis où elle
s'est désormais installée avec son fils. Elle revient en 77 sur
la scène du Palais des Congrès pour un nouveau show aussi
délirant que le précédent et chante "Qu'est-ce qui fait pleurer
les blondes ?".
En pleine vague disco, la maison de disques de Sylvie, RCA lui
propose de faire un album en anglais. Elle enregistre "I don't
want the night to end" mais n'obtient qu'un mince succès. Elle
se rattrape en fin d'année avec la sortie d'une chanson
romantique "Nicolas" devenu un véritable tube. Dans sa vie
privée, les choses vont moins bien. D'un commun accord, Johnny
et Sylvie décident de divorcer. C'est la fin du couple le plus
populaire des années 60 et 70 en France.
Les années américaines
Les années 80 commencent sous de nouveaux auspices. Passionnée
par la danse qu'elle pratique régulièrement pour ses spectacles,
elle crée une école à Paris en 81. Elle en créera deux autres un
peu plus tard au Japon où la chanteuse est très populaire. La
même année, elle rencontre un producteur italo-américain, Tony
Scotti qui va devenir son compagnon et avec qui elle va se
marier en 84. Toujours en 81, elle triomphe en novembre au
Palais des Sports avec un spectacle époustouflant et très bien
réglé. A la fin de l'année 82, parrainée par l'acteur et
chanteur américain Gene Kelly, elle se produit au MGM Grand de
Las Vegas. Véritable défi pour l'ex "Petite fiancée yé-yé", ce
concert est un triomphe. Un an plus tard, elle refait le Palais
des Congrès à Paris. Nouveau succès.
Entre l'enregistrement d'un titre en duo avec Michel Sardou "la
Première fois qu'on s'aimera", d'un album "Danse ta vie", ses
multiples allers-retours entre Los Angeles et Paris, les débuts
de son fils David dans le métier, elle trouve le temps de sortir
un livre de beauté "Beauty book" à l'instar des grandes stars
américaines comme Raquel Welch et Jane Fonda. Quant à sa propre
carrière de chanteuse, elle semble se ralentir. Les albums "Made
in USA" en 85 et "Virage" en 86 n'obtiennent qu'un succès
relatif. La promotion du dernier s'étant mal passé, Sylvie
Vartan décide de se séparer de sa maison de disques RCA après 25
ans de collaboration.
Elle ne revient à l'enregistrement d'un album qu'en 89 avec "Confidanses".
Deux titres en sont extraits "C'est fatal" et "Il pleut sur
London". Mais c'est avec "Quand tu es là", un succès de 65
réarrangé par un fan de toujours, Etienne Daho qu'elle renoue
avec le succès et la chanson entre au Top 50, hit-parade
français. Par amitié pour lui, elle participe au disque
"Urgences" dont les bénéfices sont destinés à la lutte contre le
sida.
Au bord de la Maritza
En octobre 90, Sylvie Vartan retrouve sa Bulgarie natale qu'elle
n'avait jamais revue depuis l'âge de huit ans. Accompagnée de
son frère, de son mari et de son fils, la chanteuse donne un
concert émouvant à Sofia. Elle chante "Mon père" et reprend avec
le public, "la Maritza".
Le retour de Sylvie sur une scène parisienne se fait en janvier
91 au Palais des Sports. Poussée par son mari qui désire
l'entendre chanter ses succès et par Etienne Daho qui l'aide à
choisir son répertoire, elle propose un spectacle aux accents de
nostalgie, intitulé "Je vous salue Paris". Le succès est relatif
mais la tournée qu'elle entreprend ensuite en Italie et au Japon
marche mieux.
Après la sortie d'un album en 92 "Vent d'ouest" chez Phonogram,
elle laisse un peu de côté sa carrière de chanteuse et se
consacre au cinéma avec le tournage en 93 de "l'Ange noir", un
film du réalisateur Jean-Claude Brisseau. Sa prestation est
remarquée car elle y tient un véritable rôle de composition.
Sylvie revient auprès de Johnny Hallyday le temps d'un concert
au Parc des Princes le 15 juin 93 pour fêter les 50 ans du
chanteur. Ils interprètent en duo "les Tendres années" devant
60.000 personnes qui applaudissent ce moment de complicité
évident. Elle retourne en studio à la fin de l'année et
réenregistre en version acoustique ses principaux succès. Elle
met presque un an à préparer son retour sur scène au Casino de
Paris en janvier 95. On est loin des grands shows à l'américaine
qu'elle affectionne tant. Les concerts sont plus intimistes même
si quelques changements de costume sont la pour rappeler une
autre époque. Le Casino de Paris affiche complet et la tournée
qui suit, est un vrai succès.
Encouragée par cette expérience positive, elle décide de sortir
un album en septembre 96. "Toutes les femmes ont un secret"
rassemblent des auteurs et compositeurs aussi variés que Luc
Plamondon, Richard Cocciante, Jean-Louis Murat, Marc Morgan ou
Yves Simon. Le public et les critiques apprécient cet "album de
la maturité". En novembre, elle se produit à l'Olympia, salle
mythique qui vit défiler toutes les vedettes yé-yé dont Sylvie.
Ce retour en arrière se fait avec nostalgie. Pour l'occasion,
elle remet sa fameuse robe de l'Olympia 70, créée par le
couturier Saint-Laurent. Elle chante ses anciens succès y
compris ceux des années 60, entrant en scène avec "la Plus belle
pour aller danser".
Sensible
Sylvie partage dorénavant son temps entre les Etats-Unis et la
France, s'occupe de sa carrière mais surtout de sa famille, et
notamment de ses deux petites filles, Ilona et Emma. Elle
enregistre d'ailleurs pour elles en 97, un disque pour enfants,
expérience qu'elle réitère en 98 avec un second volume. C'est en
mai de cette année-là qu'elle adopte une petite fille d'origine
bulgare prénommée Darina. Sylvie lui consacre une chanson sur
son nouvel album "Sensible" qui sort en octobre.
Elle fait appel à de nombreux auteurs et/ou compositeurs comme
Cocciante, Barbelivien ("Sensible", "Darina") ou Murat qui met
en musique un poème de Baudelaire "Réversibilité", mais aussi de
nouvelles signatures, Michel Jouveaux ("l'Autre amour"), Jay
Alanski ("Odessa") ou le tandem Marc Lavoine/Aboulker ("J'aime
un homme marié"). Son fils David participe aussi à l'écriture de
cet album.
Le 24 novembre 98, Sylvie se voit remettre la légion d'honneur à
l'Elysée.
En 1999, Sylvie revient sur scène et effectue une tournée en
France avec un passage par le légendaire Olympia du 26 octobre
au 14 novembre. Habillée par le couturier Jean-Paul Gaultier,
son spectacle est mis en scène par Walter Painter. Elle rend un
hommage particulier à la chanteuse Mistinguett et au répertoire
français du milieu du siècle. Elle reprend aussi ses nombreux
tubes pour le plus grand bonheur de ses fans de toujours, venus
très nombreux.
Sylvie revient à la télévision en mars 2000 pour un show sur la
première chaîne française. Chansons, danse et comédie sont les
principaux ingrédients de cette émission, renouant ainsi avec un
type de divertissement très prisé dans les années 70.
Alors qu'elle entreprend le tournage d'un nouveau téléfilm
intitulé "Mausolée pour une garce", son frère Eddy qui avait
contribué à lancer sa carrière de chanteuse, décède le 19 juin
2001.
Anniversaire
2004, pour ses soixante ans Sylvie Vartan revient sous les feux
de l'actualité avec un livre autobiographique, Entre ombre et
lumière et un nouvel album simplement intitulé Sylvie. D'une
facture classique, réalisé avec les auteurs et les compositeurs
habituels, Didier Barbelivien, Michel Mallory et son fils David
Hallyday, le disque accueille néanmoins de jeunes talents de la
scène française, Daran et Florent Marchet.
juin 2004
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Mon avis: Pour qui a aimé Callas...quelle
douleur, quelle voix...moi je suis une inconditionnelle. ça
reste la voix du XXeme siècle
Maria Callas née le 2 décembre
1923 à New York
À travers une biographie très fouillée qui mêle étroitement
la vie privée et professionnelle de la grande cantatrice que fut
Maria Callas, Martin Monestier retrace l'une des destinées les
plus singulières du XXe siècle. On découvre la façon dont elle
devint ce phénomène extraordinaire, par sa voix hors du commun ;
quelles étaient ses conceptions de l'art lyrique et le rôle
d'éclaireur inspiré qu'elle donnait à l'artiste ; les passions
qu'elle entretenait avec les plus grands chefs d'orchestre de
son temps, passions idéalisées, orageuses (elle en tira certains
de l'ombre ou de l'oubli ; ceux-là figurent aujourd'hui parmi
les plus grands noms au répertoire des opéras les plus
prestigieux du monde). On est bouleversé par sa vie amoureuse,
tumultueuse, généreuse, grandiose et par ses rapports étranges
avec sa mère ; ses liaisons provocantes, ses procès en cascade,
ses scandales sont évoqués avec minutie par l'auteur qui en
apporte une version nouvelle, surprenante. L'effondrement de son
être, la perte de ses moyens, la retraite, la solitude et enfin
sa mort entourée de mystère (pour beaucoup elle reste un
suicide) sont relatés. Nous découvrons un personnage brûlant et
vulnérable, confiant et blessé par la vie. Un récit passionnant
qui éclaire d'un jour nouveau la Callas, désormais entrée dans
la légende.
Pour la première fois, le mode de narration et de construction
de l'ouvrage lie intimement la vie de femme et la vie
professionnelle de la cantatrice. Martin Monestier réhabilite
Meneghini et démontre que cet homme que Maria Callas aima
passionnément fut à l'origine de sa fulgurante carrière. Grâce à
des documents provenant de Grèce, les événements de la vie de la
Callas pendant les années de guerre sont racontés de façon
précise. Ce livre, abondamment illustré, comporte, en outre, un
répertoire exhaustif de toutes les représentations des opéras
qu'elle a interprétés ainsi que de tous les concerts qu'elle a
donnés et une discographie complète.
A travers une biographie très fouillée de la grande cantatrice
que fut Maria Callas (1923-1977), Martine Monestier retrace
l'une des destinées les plus singulières du XXe siècle. On
découvre la façon dont elle devint ce phénomène extraordinaire,
par sa voix hors du commun ; quelles étaient ses conceptions de
l'art lyrique et le rôle d'éclaireur inspiré quelle donnait à
l'artiste ; les passions qu'elle entretenait avec les plus
grands chefs d'orchestre de son temps, passions idéalisés,
orageuses (elle en tira certains de l'ombre ou de l'oubli ;
ceux-là figurent aujourd'hui parmi les plus grands noms au
répertoire des opéras les plus prestigieux du monde). On est
bouleversé par sa vie amoureuse, tumultueuse, généreuse,
grandiose et par ses rapports étranges avec sa mère ; ses
liaisons provocantes, ses procès en cascade, ses scandales sont
évoqués avec minutie par l'auteur qui en apporte une version
nouvelle, surprenante. L'effondrement de son être, la perte de
ses moyens, la retraite, la solitude et enfin sa mort entourée
de mystère (pour beaucoup elle est un suicide) sont relatés.
Nous découvrons un personnage brûlant et vulnérable, confiant et
blessé par la vie. Un récit passionnant qui éclaire d'un jour
nouveau la Callas, désormais entrée dans la légende.
Ce livre, illustré, comporte, en outre, un répertoire exhaustif
de toutes les représentations des opéras qu'elle a interprétés
ainsi que de tous les concerts qu'elle a donnés et une
discographie complète
Elle n'a que huit ans lorsqu'elle commence à prendre ses
premières leçons de chant. Le chef d'orchestre Georges Sebastian
est effaré le jour où on lui présente cette grosse fille myope
comme une taupe. Mais après l'avoir écoutée, il lui dit
simplement : "Vous avez du talent". Et elle répond, non moins
simplement, "Je sais". A quatorze ans, Maria part pour Athènes
suivre les cours d'Elvira de Hidalgo. Sept ans plus tard,
lorsqu'elle revient aux Etats-Unis, elle a une des plus belles
voix du monde. Ses caprices de stars seront célèbres dans le
monde entier. Sa liaison avec le milliardaire Onassis
contribuera encore à étoffer sa légende. Mais, en 1964, la
Callas fait, dans le rôle de la Norma à l'Opéra de Paris, un
"couac" qui mettra fin à sa carrière. Elle devra se contenter de
donner des récitals pour un public d'inconditionnels. Mais la
plus grande des divas ne put jamais se remettre tout à fait de
ne plus pouvoir chanter et - surtout - d'avoir été abandonnée
par Onassis. Son coeur fatigué la trahira à l'âge de 54 ans.
Il vaut mieux être une bonne chanteuse populaire qu'une
mauvaise chanteuse d'opéra. [Maria Callas]
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Celui qui lit possède
des ailes qui lui
permettent de s'enfuir
dans des pays
merveilleux... Ne pas
lire, c'est ramper sur
le sol comme un ver.
[Michel Tournier]
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