CHARLES AZNAVOUR

Mon avis .... Encore un immigré...j'aime l'homme pour sa générosité, et surtout le chanteur, son parcours aussi riche.. autour de Piaf etc.... et bien d'autres, une génération qui est la mienne


Chanteur et acteur français
Né à Paris le 22 mai 1924

Du fils d'immigrés arméniens qu'il est toujours, qui a fait ses preuves dans la rue et gravi une à une les marches du succès, à l'artiste international qu'il est devenu, Charles Aznavour se dévoile avec simplicité et tendresse.


LA BIOGRAPHIE DE CHARLES AZNAVOUR

Né par hasard en France, Charles Aznavourian est fils d'immigrés arméniens. Dans le restaurant familial, son père Micha chante pour les clients. Aidé de sa mère, comédienne, Charles entre à l'Ecole du spectacle en 1933. En 1939, après quelques rôles au cinéma et au théâtre, Charles doit travailler pour nourrir sa famille. En 1941, il rencontre Pierre Roche, compositeur avec qui le succès arrive. Les deux hommes écument les plus grands cabarets parisiens. En 1946, le duo rencontre Trenet et Piaf. Cette dernière leur permettra de gagner les Etats-Unis. Après de grands succès aux Etats-Unis et au Canada, Aznavour rentre en France en 1952. Il essuie quelques échecs en tant que chanteur, mais ses compositions font mouche. En 1954, Aznavour rencontre le succès en tant que chanteur au Maghreb. Dès lors adopté par le public, les tournées triomphales s'enchaînent (l'Olympia, Broadway, l'URSS, l'Europe, le Moyen et le Proche-Orient, l'Afrique). Charles Aznavour devient un monstre de la chanson française. Parallèlement, il entame une carrière d'acteur, tout aussi brillante. L'homme aux mille chansons reçoit de nombreuses récompenses, tant pour ses chansons que pour ses films. Après plus de cinquante ans de scène, Charles Aznavour est mondialement aimé, et est toujours en haut de l'affiche.

SES ANECDOTES

Aznavour décoré
Le 8 octobre 2001, Charles Aznavour a reçu les insignes de Commandeur de l'Ordre National du mérite, des mains du Président Jacques Chirac.

Aznavour pour l'Arménie
Après le tremblement de terre d'Erevan en Arménie, Charles Aznavour se mobilise pour aider ses frères arméniens. Il crée sa fondation, et est nommé ambassadeur pour l'Arménie par l'UNESCO.

Star aux Etats-Unis
Charles Aznavour a eu l'honneur de faire la une du magazine américain 'Bilboard' : une consécration pour un Français.

L'écrivain
Au début des années 70, il rédige ses mémoires, 'Aznavour par Aznavour', et s'installe aux États-Unis. Il publie, en 1991, son deuxième ouvrage 'Des mots à l'affiche', dans lequel il recueille nombre de ses textes.

LES 8 CITATIONS DE
Charles Aznavour


Nul n'a le droit, en vérité, de me blâmer, de me juger
C'est bien la nature qui est seule responsable
Si je suis un homo, comme ils disent.

Paroles de la chanson Comme ils disent

Il faut se débarrasser des casse-tête. On ne vit qu'une fois.

Même lorsque l'on croit
Que l'on n'attend plus rien
Nous attendons toujours
Quelque chose ou quelqu'un.

Paroles de la chanson Quelque chose ou quelqu'un

Il faut savoir, coûte que coûte,
Garder toute sa dignité
Et, malgré ce qu'il nous en coûte,
S'en aller sans se retourner

Paroles de la chanson Il faut savoir

La plus belle pierre tombale ne couvre qu'un cadavre.

Extrait de Il te suffisait que je t’aime

On ne m'a jamais rien donné, même pas mon âge.

Il faut boire jusqu'à l'ivresse sa jeunesse
Car tous les instants de nos vingt ans nous sont comptés
Et jamais plus le temps perdu ne nous fait face.

Paroles de la chanson Sa jeunesse
 

Mon avis.... Ce n'est pas trop la chanteuse que j'aime, mais plutôt la femme son parcours d'immigrée.. cette petite bulgare sortie d'un carton à chapeau...

 

Sylvie Vartan est née le 15 août 1944 à Iskretz, un petit village des Balkans, en Bulgarie

"Quand je repense à mes premiers pas, en Bulgarie, il me semble que jamais enfant ne fut plus heureux de découvrir le monde. Et pourtant, jamais le monde n’avait été plongé dans un tel malheur....."
Sylvie Vartan est née le 15 août 1944 à Iskretz en Bulgarie. Sa mère Illona a déjà donné naissance à un petit garçon sept ans auparavant appelé Eddy. Le père, Georges est attaché à l'ambassade de France à Sofia. Leurs conditions de vie ne sont pas très bonnes et en 52, les Vartan décident d'émigrer en France.

C'est chose faite à Noël. Georges Vartan trouve un travail de manutentionnaire et la famille loge dans un hôtel dans lequel ils vont résider plusieurs années, entassés dans la même chambre. Pour les enfants, la situation semble plus difficile car ils ne parlent pas le français. Pourtant à force de travail, la jeune Sylvie réussit son passage d'entrée en sixième, au lycée Victor Hugo.

En 1960, les Vartan s'installent dans un véritable appartement. Sylvie entre au lycée de jeunes filles Hélène Boucher. C'est l'époque pendant laquelle elle commence à s'intéresser au rock avec Bill Haley et Elvis Presley et même au jazz, musique qu'affectionne son frère puisque entre-temps, ce dernier est devenu trompettiste.
Pour la petite histoire
Contre l'avis de ses parents, Eddy abandonne ses études et accepte un poste de directeur artistique chez RCA. En 1961, alors qu'un jeune chanteur dont il s'occupe, Frankie Jordan prépare un duo, adaptation française de "Out of gas", sa partenaire pressentie au départ se défausse à la dernière minute. Eddy Vartan pense alors à sa soeur et la recrute pour lui donner la réplique sur "Panne d'essence". Ce qui ne devait être que la face B d'un 45 tours devient un véritable tube.
Sylvie renonce à passer le Baccalauréat et part en tournée en juillet. Elle signe un contrat avec la maison de disques RCA, pour une carrière solo. La machine est en route. Fin 61, sort un premier disque "Quand le film est triste". Prise par un trac terrible, elle fait quand même ses premiers pas sur la scène de l'Olympia à Paris le 12 décembre.
Un deuxième titre "Est-ce que tu le sais ?" sort début 62. La jeune fille frêle et peu sûre d'elle, refait l'Olympia en lever de rideau du rocker Vince Taylor. Elle y fait la connaissance de Johnny Hallyday venu applaudir le rocker. Elle ne succombe pas tout de suite aux charmes du jeune homme mais cette rencontre est le point de départ d'une grande histoire. De toute façon, elle part en tournée avec Richard Anthony, toujours sous la coupe protectrice de son frère Eddy. A l'automne, elle sort "le Locomotion" puis "Tous mes copains", titre écrit par un jeune auteur-compositeur, Jean-Jacques Debout et qui devient vite un tube.
La popularité de Sylvie est grandissante. En 63, lors du premier référendum de l'émission de radio sur Europe, Salut les Copains, elle est classée n°1 parmi les chanteuses françaises. Son idylle avec Johnny Hallyday qui l'a emmenée en tournée au début de l'année, y est sans doute pour quelque chose. Le jeune public vient d'ailleurs les applaudir en juin lors d'un concert-anniversaire de Salut les Copains, place de la Nation à Paris. Ce rassemblement obtient un tel succès que cela vire rapidement à l'émeute. A cette époque, Johnny est en train de tourner un film en Camargue "D'ou viens-tu Johnny ?" auquel Sylvie apporte une petite contribution. En août, les deux jeunes gens se fiancent officiellement à Montreux.

La plus belle pour aller danser

Le couple s'envole pour les Etats-Unis à la fin de l'année et Sylvie en profite pour enregistrer plusieurs titres dont "Si je chante" et surtout le très grand tube "la Plus belle pour aller danser", à Nashville avec les choristes d'Elvis Presley. De retour en France, elle se produit en janvier 64, à l'Olympia avec Trini Lopez ("If I had a hammer") et surtout les Beatles, dont la carrière débute alors. Les jeunes filles la copient de plus en plus. Elle devient leur modèle, même si les parents lui trouvent des airs de godiche. En effet, les yé-yés sont très loin des chanteurs à textes de la rive gauche ! De plus, ils sont souvent très jeunes. Le fossé des générations aurait tendance à s'agrandir.

Fin 64, Johnny part au service militaire et Sylvie embauche Carlos, le fils de la psychanalyste Françoise Dolto comme secrétaire particulier. Après quelques figurations au cinéma (dont une à l'âge de six ans dans un film bulgare "Sous le joug"), Sylvie aspire à jouer des rôles plus conséquents. C'est le cas avec "Patate", adaptation à l'écran d'une pièce de Marcel Achard. Le film n'est pas le succès escompté, pourtant ses partenaires comme les critiques s'accordent sur le fait que la jeune femme a un certain talent. Mais son métier de chanteuse reprend le dessus et elle poursuit ses tournées.

Elle part ensuite enregistrer à New York un album en anglais "A gift wrapped from Paris" qui sort en Argentine, en Allemagne, au Japon et évidemment aux Etats-Unis. Inconnue dans ce pays, elle va pourtant participer à plusieurs shows télévisés, dont celui, très célèbre d'Ed Sullivan.

Robe blanche et bousculade

Après un tour du monde professionnel, la voilà une nouvelle fois sous les projecteurs en 65 lors de son mariage avec Johnny le 12 avril. C'est l'événement médiatique de l'année, quelques 180 photographes et plusieurs centaines de fans se pressent à la sortie de l'église de Loconville. A la fin de l'année, le couple est invité par la reine d'Angleterre lors de la "Royal Command Performance". Le 14 août 66, Sylvie Vartan donne naissance à un petit garçon nommé David. Elle attend le mois d'octobre pour reprendre ses activités et lui dédie son nouveau titre "Ballade pour un sourire". Elle effectue ensuite une tournée en Turquie et chante son dernier succès "Par amour par pitié".

Comme beaucoup de chanteurs à cette époque, Sylvie Vartan tente de pénétrer les marchés européens. Sa blondeur légendaire est un atout évident pour séduire le public méditerranéen : en janvier 67, elle est classée chanteuse n°1 en Espagne et se place très bien dans les hits italiens avec notamment "Due minuti di felicita" adaptation de son nouveau tube français "2 minutes 35 de bonheur" qu'elle chante en duo avec Carlos. Mais c'est avec Johnny qu'elle va faire l'Olympia à Paris, où d'ailleurs ils rencontrent un succès triomphal, même si leur public respectif est un peu différent.

Après une tournée délirante en Amérique latine pendant laquelle elle se produit parfois devant 20.000 personnes, Sylvie revient à l'Olympia le 8 avril 68 pour un Musicorama (concert retransmis par la station de radio Europe1) exceptionnel. On peut y voir une certaine évolution : changements de costume et chorégraphies viennent étoffer un concert qui annonce ses shows à l'américaine qu'elle mettra en place quelques années plus tard.

Les malheurs de la vie

Le 11 avril, elle est victime d'un grave accident de voiture qui coûte la vie à sa passagère, une de ses amies. Sylvie Vartan en sort très déprimée. Entourée par sa famille, elle remonte la pente et remonte sur scène. C'est à l'Olympia qu'elle fait son retour. On peut l'applaudir sur les airs de "Comme un garçon", "l'Oiseau" ou "Jolie poupée". Elle chante aussi une chanson nostalgique et évocatrice de sa Bulgarie natale, "la Maritza". La jeune femme se construit au fur et à mesure un répertoire plus personnel, abandonnant depuis un certain temps déjà la panoplie yé-yé.

Elle part au printemps 69 avec Carlos, en tournée en Afrique suivie de 80 dates en France. En février 70, elle est victime une nouvelle fois d'un accident de voiture alors qu'elle se trouve avec Johnny. Si celui-ci en sort indemne, ce n'est pas le cas de Sylvie. Elle est gravement blessée. Il faudra de nombreuses interventions chirurgicales pour qu'elle retrouve son visage. Elle passe sa convalescence à New York. Elle y fait la connaissance de Jojo Smith, le professeur de danse de Barbra Streisand, qui sera bientôt à l'origine de ses futurs shows à l'américaine.

Elle effectue son retour sur scène à l'Olympia en fin d'année et part en tournée au Japon en mai 71. Le public réserve un excellent accueil à celle qui a pris la peine d'enregistrer trois titres dans la langue de leur pays. L'été est consacré à un voyage à travers les Etats-Unis avec son mari. Le réalisateur François Reischenbach les suit et en fait un film "Mon amie Sylvie". Elle renoue plus sérieusement avec le cinéma avec le tournage de "Malpertuis" de Harry Kummel avec Orson Welles.

L'Olympia semble être la salle parisienne qu'elle affectionne le plus car elle y prépare son retour sur scène. Le véritable show à l'américaine, chorégraphies, paillettes, et choristes qu'elle a préparé activement pendant l'été 72 à Los Angeles est présenté en septembre durant trois semaines (à guichets fermés) devant un public enthousiaste. Elle interprète des chansons plus rock que d'habitude mais également une reprise de "Ne me quitte pas" de Jacques Brel et un hommage à son père disparu deux ans plus tôt, "Mon père".

Aucun problème

Pour la première fois, Sylvie enregistre un duo avec Johnny en 73. "J'ai un problème" devient rapidement Disque d'or et fait l'objet de versions en différentes langues. Sur la tournée d'été, elle chante aussi avec lui, mettant fin aux rumeurs de séparation qui commence à s'amplifier. Elle retourne ensuite au Japon et enregistre même un double disque en public commercialisé au Pays du Soleil levant.

A la fin de l'année, elle participe à un show télé pour lequel on a écrit un vrai scénario de comédie musicale : "Je chante pour Swanee". Il est diffusé dans 33 pays et sa maison de disques RCA décide d'en faire un disque. De mars à mai 75, elle se produit à la télévision italienne à l'occasion de huit shows "Punto e basta". Suit alors la tournée d'été avec Jean-Jacques Debout et un concert exceptionnel à Narbonne avec Johnny devant 40.000 personnes.

En matière de spectacle, Sylvie voit les choses en grand. En octobre 75, contre l'avis de son entourage un peu inquiet, elle décide de se produire au Palais des Congrès à Paris, salle bien plus grande que l'incontournable Olympia. Elle engage un chorégraphe américain, Walter Painter qui met en scène une armée de danseurs et danseuses. Paillettes et strass viennent habiller la chanteuse la plus vamp du moment. Le spectacle est un triomphe ainsi que la tournée qui suit. La presse et le public sont unanimes. Ils plébiscitent une femme belle, entreprenante et perfectionniste, professionnelle en somme.

Après ce marathon, elle part se reposer aux Etats-Unis où elle s'est désormais installée avec son fils. Elle revient en 77 sur la scène du Palais des Congrès pour un nouveau show aussi délirant que le précédent et chante "Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?".

En pleine vague disco, la maison de disques de Sylvie, RCA lui propose de faire un album en anglais. Elle enregistre "I don't want the night to end" mais n'obtient qu'un mince succès. Elle se rattrape en fin d'année avec la sortie d'une chanson romantique "Nicolas" devenu un véritable tube. Dans sa vie privée, les choses vont moins bien. D'un commun accord, Johnny et Sylvie décident de divorcer. C'est la fin du couple le plus populaire des années 60 et 70 en France.


Les années américaines

Les années 80 commencent sous de nouveaux auspices. Passionnée par la danse qu'elle pratique régulièrement pour ses spectacles, elle crée une école à Paris en 81. Elle en créera deux autres un peu plus tard au Japon où la chanteuse est très populaire. La même année, elle rencontre un producteur italo-américain, Tony Scotti qui va devenir son compagnon et avec qui elle va se marier en 84. Toujours en 81, elle triomphe en novembre au Palais des Sports avec un spectacle époustouflant et très bien réglé. A la fin de l'année 82, parrainée par l'acteur et chanteur américain Gene Kelly, elle se produit au MGM Grand de Las Vegas. Véritable défi pour l'ex "Petite fiancée yé-yé", ce concert est un triomphe. Un an plus tard, elle refait le Palais des Congrès à Paris. Nouveau succès.

Entre l'enregistrement d'un titre en duo avec Michel Sardou "la Première fois qu'on s'aimera", d'un album "Danse ta vie", ses multiples allers-retours entre Los Angeles et Paris, les débuts de son fils David dans le métier, elle trouve le temps de sortir un livre de beauté "Beauty book" à l'instar des grandes stars américaines comme Raquel Welch et Jane Fonda. Quant à sa propre carrière de chanteuse, elle semble se ralentir. Les albums "Made in USA" en 85 et "Virage" en 86 n'obtiennent qu'un succès relatif. La promotion du dernier s'étant mal passé, Sylvie Vartan décide de se séparer de sa maison de disques RCA après 25 ans de collaboration.

Elle ne revient à l'enregistrement d'un album qu'en 89 avec "Confidanses". Deux titres en sont extraits "C'est fatal" et "Il pleut sur London". Mais c'est avec "Quand tu es là", un succès de 65 réarrangé par un fan de toujours, Etienne Daho qu'elle renoue avec le succès et la chanson entre au Top 50, hit-parade français. Par amitié pour lui, elle participe au disque "Urgences" dont les bénéfices sont destinés à la lutte contre le sida.


Au bord de la Maritza

En octobre 90, Sylvie Vartan retrouve sa Bulgarie natale qu'elle n'avait jamais revue depuis l'âge de huit ans. Accompagnée de son frère, de son mari et de son fils, la chanteuse donne un concert émouvant à Sofia. Elle chante "Mon père" et reprend avec le public, "la Maritza".

Le retour de Sylvie sur une scène parisienne se fait en janvier 91 au Palais des Sports. Poussée par son mari qui désire l'entendre chanter ses succès et par Etienne Daho qui l'aide à choisir son répertoire, elle propose un spectacle aux accents de nostalgie, intitulé "Je vous salue Paris". Le succès est relatif mais la tournée qu'elle entreprend ensuite en Italie et au Japon marche mieux.

Après la sortie d'un album en 92 "Vent d'ouest" chez Phonogram, elle laisse un peu de côté sa carrière de chanteuse et se consacre au cinéma avec le tournage en 93 de "l'Ange noir", un film du réalisateur Jean-Claude Brisseau. Sa prestation est remarquée car elle y tient un véritable rôle de composition.

Sylvie revient auprès de Johnny Hallyday le temps d'un concert au Parc des Princes le 15 juin 93 pour fêter les 50 ans du chanteur. Ils interprètent en duo "les Tendres années" devant 60.000 personnes qui applaudissent ce moment de complicité évident. Elle retourne en studio à la fin de l'année et réenregistre en version acoustique ses principaux succès. Elle met presque un an à préparer son retour sur scène au Casino de Paris en janvier 95. On est loin des grands shows à l'américaine qu'elle affectionne tant. Les concerts sont plus intimistes même si quelques changements de costume sont la pour rappeler une autre époque. Le Casino de Paris affiche complet et la tournée qui suit, est un vrai succès.

Encouragée par cette expérience positive, elle décide de sortir un album en septembre 96. "Toutes les femmes ont un secret" rassemblent des auteurs et compositeurs aussi variés que Luc Plamondon, Richard Cocciante, Jean-Louis Murat, Marc Morgan ou Yves Simon. Le public et les critiques apprécient cet "album de la maturité". En novembre, elle se produit à l'Olympia, salle mythique qui vit défiler toutes les vedettes yé-yé dont Sylvie. Ce retour en arrière se fait avec nostalgie. Pour l'occasion, elle remet sa fameuse robe de l'Olympia 70, créée par le couturier Saint-Laurent. Elle chante ses anciens succès y compris ceux des années 60, entrant en scène avec "la Plus belle pour aller danser".


Sensible


Sylvie partage dorénavant son temps entre les Etats-Unis et la France, s'occupe de sa carrière mais surtout de sa famille, et notamment de ses deux petites filles, Ilona et Emma. Elle enregistre d'ailleurs pour elles en 97, un disque pour enfants, expérience qu'elle réitère en 98 avec un second volume. C'est en mai de cette année-là qu'elle adopte une petite fille d'origine bulgare prénommée Darina. Sylvie lui consacre une chanson sur son nouvel album "Sensible" qui sort en octobre.


Elle fait appel à de nombreux auteurs et/ou compositeurs comme Cocciante, Barbelivien ("Sensible", "Darina") ou Murat qui met en musique un poème de Baudelaire "Réversibilité", mais aussi de nouvelles signatures, Michel Jouveaux ("l'Autre amour"), Jay Alanski ("Odessa") ou le tandem Marc Lavoine/Aboulker ("J'aime un homme marié"). Son fils David participe aussi à l'écriture de cet album.

Le 24 novembre 98, Sylvie se voit remettre la légion d'honneur à l'Elysée.

En 1999, Sylvie revient sur scène et effectue une tournée en France avec un passage par le légendaire Olympia du 26 octobre au 14 novembre. Habillée par le couturier Jean-Paul Gaultier, son spectacle est mis en scène par Walter Painter. Elle rend un hommage particulier à la chanteuse Mistinguett et au répertoire français du milieu du siècle. Elle reprend aussi ses nombreux tubes pour le plus grand bonheur de ses fans de toujours, venus très nombreux.

Sylvie revient à la télévision en mars 2000 pour un show sur la première chaîne française. Chansons, danse et comédie sont les principaux ingrédients de cette émission, renouant ainsi avec un type de divertissement très prisé dans les années 70.

Alors qu'elle entreprend le tournage d'un nouveau téléfilm intitulé "Mausolée pour une garce", son frère Eddy qui avait contribué à lancer sa carrière de chanteuse, décède le 19 juin 2001.


Anniversaire


2004, pour ses soixante ans Sylvie Vartan revient sous les feux de l'actualité avec un livre autobiographique, Entre ombre et lumière et un nouvel album simplement intitulé Sylvie. D'une facture classique, réalisé avec les auteurs et les compositeurs habituels, Didier Barbelivien, Michel Mallory et son fils David Hallyday, le disque accueille néanmoins de jeunes talents de la scène française, Daran et Florent Marchet.


juin 2004

 

 

Mon avis: Pour qui a aimé Callas...quelle douleur, quelle voix...moi je suis une inconditionnelle. ça reste la voix du XXeme siècle

 

Maria Callas née le  2 décembre 1923 à New York

À travers une biographie très fouillée qui mêle étroitement la vie privée et professionnelle de la grande cantatrice que fut Maria Callas, Martin Monestier retrace l'une des destinées les plus singulières du XXe siècle. On découvre la façon dont elle devint ce phénomène extraordinaire, par sa voix hors du commun ; quelles étaient ses conceptions de l'art lyrique et le rôle d'éclaireur inspiré qu'elle donnait à l'artiste ; les passions qu'elle entretenait avec les plus grands chefs d'orchestre de son temps, passions idéalisées, orageuses (elle en tira certains de l'ombre ou de l'oubli ; ceux-là figurent aujourd'hui parmi les plus grands noms au répertoire des opéras les plus prestigieux du monde). On est bouleversé par sa vie amoureuse, tumultueuse, généreuse, grandiose et par ses rapports étranges avec sa mère ; ses liaisons provocantes, ses procès en cascade, ses scandales sont évoqués avec minutie par l'auteur qui en apporte une version nouvelle, surprenante. L'effondrement de son être, la perte de ses moyens, la retraite, la solitude et enfin sa mort entourée de mystère (pour beaucoup elle reste un suicide) sont relatés. Nous découvrons un personnage brûlant et vulnérable, confiant et blessé par la vie. Un récit passionnant qui éclaire d'un jour nouveau la Callas, désormais entrée dans la légende.

Pour la première fois, le mode de narration et de construction de l'ouvrage lie intimement la vie de femme et la vie professionnelle de la cantatrice. Martin Monestier réhabilite Meneghini et démontre que cet homme que Maria Callas aima passionnément fut à l'origine de sa fulgurante carrière. Grâce à des documents provenant de Grèce, les événements de la vie de la Callas pendant les années de guerre sont racontés de façon précise. Ce livre, abondamment illustré, comporte, en outre, un répertoire exhaustif de toutes les représentations des opéras qu'elle a interprétés ainsi que de tous les concerts qu'elle a donnés et une discographie complète.

A travers une biographie très fouillée de la grande cantatrice que fut Maria Callas (1923-1977), Martine Monestier retrace l'une des destinées les plus singulières du XXe siècle. On découvre la façon dont elle devint ce phénomène extraordinaire, par sa voix hors du commun ; quelles étaient ses conceptions de l'art lyrique et le rôle d'éclaireur inspiré quelle donnait à l'artiste ; les passions qu'elle entretenait avec les plus grands chefs d'orchestre de son temps, passions idéalisés, orageuses (elle en tira certains de l'ombre ou de l'oubli ; ceux-là figurent aujourd'hui parmi les plus grands noms au répertoire des opéras les plus prestigieux du monde). On est bouleversé par sa vie amoureuse, tumultueuse, généreuse, grandiose et par ses rapports étranges avec sa mère ; ses liaisons provocantes, ses procès en cascade, ses scandales sont évoqués avec minutie par l'auteur qui en apporte une version nouvelle, surprenante. L'effondrement de son être, la perte de ses moyens, la retraite, la solitude et enfin sa mort entourée de mystère (pour beaucoup elle est un suicide) sont relatés. Nous découvrons un personnage brûlant et vulnérable, confiant et blessé par la vie. Un récit passionnant qui éclaire d'un jour nouveau la Callas, désormais entrée dans la légende.
Ce livre, illustré, comporte, en outre, un répertoire exhaustif de toutes les représentations des opéras qu'elle a interprétés ainsi que de tous les concerts qu'elle a donnés et une discographie complète

Elle n'a que huit ans lorsqu'elle commence à prendre ses premières leçons de chant. Le chef d'orchestre Georges Sebastian est effaré le jour où on lui présente cette grosse fille myope comme une taupe. Mais après l'avoir écoutée, il lui dit simplement : "Vous avez du talent". Et elle répond, non moins simplement, "Je sais". A quatorze ans, Maria part pour Athènes suivre les cours d'Elvira de Hidalgo. Sept ans plus tard, lorsqu'elle revient aux Etats-Unis, elle a une des plus belles voix du monde. Ses caprices de stars seront célèbres dans le monde entier. Sa liaison avec le milliardaire Onassis contribuera encore à étoffer sa légende. Mais, en 1964, la Callas fait, dans le rôle de la Norma à l'Opéra de Paris, un "couac" qui mettra fin à sa carrière. Elle devra se contenter de donner des récitals pour un public d'inconditionnels. Mais la plus grande des divas ne put jamais se remettre tout à fait de ne plus pouvoir chanter et - surtout - d'avoir été abandonnée par Onassis. Son coeur fatigué la trahira à l'âge de 54 ans.
 

Il vaut mieux être une bonne chanteuse populaire qu'une mauvaise chanteuse d'opéra. [Maria Callas]

 

 
 

 

 

 




Celui qui lit possède des ailes qui lui permettent de s'enfuir dans des pays merveilleux... Ne pas lire, c'est ramper sur le sol comme un ver. [Michel Tournier]